La SEPAP 12/24 utilise des lampes à vapeur de mercure moyenne pression filtrées, générant un spectre riche en longueurs d’onde responsables de la dégradation des polymères.
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L’enceinte SEPAP 12/24 est l’un des équipements les plus utilisés pour étudier le photovieillissement accéléré des matériaux polymères. Développée pour reproduire en laboratoire les mécanismes de dégradation observés en extérieur, elle est devenue un outil de référence.
Le CNEP, expert reconnu en photovieillissement, a participé à sa mise au point et l’utilise depuis plusieurs décennies pour accompagner industriels et centres R&D.
Créée à la fin des années 1970 dans le cadre de travaux universitaires, la SEPAP 12/24 a été conçue pour permettre l’analyse mécanistique du vieillissement photo-thermique des polymères.
Sa fiabilité, sa reproductibilité et sa capacité à mimer les mécanismes réels ont rapidement conduit à son adoption dans :
les laboratoires d’essais,
l’industrie plastique,
plusieurs normes et cahiers des charges.
Le CNEP a joué un rôle important dans la validation scientifique de ses protocoles d’utilisation.
La SEPAP 12/24 utilise des lampes à vapeur de mercure moyenne pression filtrées, générant un spectre riche en longueurs d’onde responsables de la dégradation des polymères.
Les échantillons, fixés sur un carrousel (jusqu’à 24 positions), bénéficient d’une irradiation uniforme, assurant une excellente reproductibilité des essais.
Une sonde placée sous un film de référence régule la température, permettant de reproduire les équilibres photo-thermiques observés en extérieur.
La SEPAP 12/24 fonctionne à faible taux de conversion, ce qui facilite l’identification des produits de dégradation grâce à :
la spectroscopie IR,
la DSC,
la chromatographie ...
Elle permet de comprendre comment et pourquoi un polymère se dégrade : scissions, oxydation, formation de chromophores, perte d’additifs…
Les R&D peuvent tester l’efficacité de nouveaux stabilisants ou comparer plusieurs formulations dans des conditions contrôlées.
Les essais SEPAP sont reconnus pour leur excellente corrélation avec les expositions extérieures, notamment en climat ensoleillé (type sud de la France).
De nombreux secteurs (agriculture, câbles, emballage, automobile) utilisent les essais SEPAP comme critère de validation.
Pour répondre aux besoins d’accélération plus élevée, la SEPAP a évolué vers la SEPAP MHE (Medium & High Energy)
La MHE utilise une source unique placée au centre de l’enceinte, permettant d’atteindre des irradiances plus élevées tout en conservant la possibilité de travailler en mode « équivalent SEPAP 12/24 ».
En mode haute énergie, la SEPAP MHE permet d'obtenir des facteurs d’accélération environ 3 fois supérieurs selon la matière testée.
La rotation des échantillons autour de la source centrale améliore l’uniformité lumineuse et thermique.
Elle réduit significativement le temps nécessaire pour :
prédire la durabilité,
sélectionner des formulations,
valider des cahiers des charges.
Le CNEP est un acteur historique de la SEPAP. Ses contributions incluent :
participation aux travaux de mise au point de la SEPAP MHE,
développement de protocoles normalisés,
calibration des enceintes avec films étalons,
détermination de facteurs d’accélération spécifiques aux matériaux,
accompagnement des industriels pour interpréter les résultats.
Grâce à cette expertise, le CNEP est aujourd’hui l’un des centres les plus reconnus pour les études mécanistiques et les essais SEPAP.